TEXTES



Les clips de (Please) Don’t Blame Mexico par Jean Thévenin


À découvrir aujourd’hui : les clips de Jean Thévenin (le Jaune !) pour (Please) Don’t Blame Mexico.

Du côté de Subjective, on connaît bien Jean Thévenin. On l’avait quitté (entre autres) batteur  de Toy Fight, un groupe qu’on vous a présenté il y a déjà quelques années. Aujourd’hui, on a envie de vous parler des clips décalés, audacieux qu’il tourne en Super 8 et avec les moyens du bord pour (Please) Don’t Blame Mexico, un autre groupe habitué de nos pages.

Les vidéos de Jean Thévenin obéissent toujours à un curieux protocole : impérativement, la Tour Eiffel doit se trouver dans le panorama.

Après une journée passée chez lui, à regarder les heures tourner en accéléré, un type du genre ordinaire, pas franchement un sosie d’Elephant man, saute par la fenêtre, et se met à courir dans Paris à la vitesse des mensonges.

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La Féline @ Batofar (Indie Lady Party #1, 10.02.2012)


D’une embarcation à l’autre. Vendredi soir, la Féline faisait son grand retour au Batofar à Paris. La dernière fois qu’on les avait vus en concert, c’était pour une soirée que nous organisions à La Péniche de Lille. Il semble donc que l’on soit destinés à toujours les voir jouer sur l’eau, de la Deule à la Seine. À quand la prochaine rencontre et où ? Sur le Tigre ou la Loire ? Sur un radeau, une chaloupe, une caïque, une baleinière ?

Avant que La Féline entre en scène, on a eu la joie de découvrir Robi, un groupe à la présence inquiétante, sensuelle, dont les textes parcellaires ressemblent aux déchirures d’un quotidien ressassé. Pendant le morceau final « On N’en Meurt Plus », le temps a pris une pause, retenant son souffle. Quand les lumières se sont rallumées, tout le monde s’est regardé un peu étourdi par ce rêve en apnée. Regardez donc la version acoustique de ce tube, de ce hit… appelez le comme vous voulez.

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2011 en quatorze titres : notre rétrospective


Audace : nous avons décidé qu’il n’était ni déjà trop tard ni encore trop tôt pour vous parler de l’an 2011.

Une fois n’est pas coutume, ce sont donc les filles et les garçons de Subjective qui vous présenteront ci-après, à tour de rôle, leur chanson préférée de 2011.

Conformément à l’esprit du temps, mais aussi (ça tombe bien) à celui de notre association, certains rédacteurs se sont affranchis du carcan du bon goût et de la pression des snobs. Saurez-vous reconnaître ces êtres courageux ?

– WU LYF / « We Bros » (Vivien Pertusot)
– FINK / « Perfect Darkness » (Hedwige Dhénain)
– LANA DEL REY / « Video Games » (Camille Hardouin)
– BABE YOUTH / « Break Me » (Aliosha)
– METRONOMY / « Everything Goes My Way » (Victor Sion)
– RADIOHEAD / « Feral » (Romain Al)
– TYLER, THE CREATOR / « Analog » (Fabien Hellier)
– THE TOWN CRAZIES / « Hypocrite In A Hippy Crypt » (Charles Sion)
– SEBASTIAN / « Embody » (Thomas Darras)
– JENNIFER LOPEZ / « On The Floor » (Jérôme de Larosière)
– PLANNINGTOROCK / « The Breaks » (Nicolas Fait)
– LES TÊTES RAIDES / « L’An Demain » (David Hardillier)
– THE STROKES / « Under Cover Of Darkness » (Nico Calibre)
– KING KRULE / « The Noose Of Jah City » (Rodrigue Bryselbout)

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Lolito @ International (soirée Noomiz 19.01.2012)


Apollo, venu de l’espace, avait bien chauffé la salle. Puis Lolito l’a charmée… et je ne parle pas seulement du mini short en jean d’Annette (collants noirs, talons vernis) et de la robe verte de Florence.

Aller à un concert de Lolito, c’est toujours un petit évènement, on sait qu’il va se passer quelque chose. Dès les premières notes, on sent la salle qui frémit, il y a une excitation, des soubresauts, comme une sorte de rite dans le rythme et dans la mélodie ; et puis surtout cette énergie follement libératrice que nous envoient Anne, Florence, Mathias et Michel, pendant l’heure qu’ils consacrent à la santé de nos corps.

Lolito international 19 janvier 2012 par Aliosha Alvarez

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Fiodor Dream Dog


Il y a quelques mois, lors d’une errance nocturne, on avait assisté à un concert fiévreux. Le public se calmait tout juste des secousses géniales du groupe OK (qui sortent dans quelques semaines leur deuxième EP, mais on vous en reparlera), quand on avait vu arriver Fiodor Dream Dog et son armée de Skips. Calmes, concentrés, ils conquirent la salle (c’était tellement beau qu’on utilise carrément le passé simple), ils conquirent la salle, disai-je, avec une classe et une aisance franchement impressionnantes. À peu près un an plus tard, Fiodor Dream Dog sort son deuxième album, et nous on est tout contents de vous faire partager ce petit trésor musical.

Voilà, c’est notre première obsession de l’année et on va vous en parler BEAUCOUP. Que celui qui n’invente pas des chorés à la troisième écoute de « Sorry For The Lashes », nous jette la première bière. Que celui qui ne chavire pas dès les premières notes de « Crossing Over » file acheter des cotons tiges. (Que celui qui n’a jamais pris de la drogue avant d’écrire un édito change de blog.)

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Pourquoi donc te jeter sur cet opus comme un loup affamé sur la chair laiteuse d’un jeune enfant perdu ?

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A.P. Witomski


Il paraît que nous sommes en retard. Très. Passe encore, peut-être, qu’on publie notre numéro de septembre le 27 du mois. Mais qu’on ait attendu l’automne 2011 pour évoquer l’excellent Witomski, c’est odieux ! Subjective, le magazine qui voulait prendre son temps, à la mode slow movement — slow food, slow sex, slow travel, slow tout… Eh bien Subjective finit quand même, comme vous et moi, angoissée, compressée, terrassée par le temps qui passe.

L’obsession temporelle, vous voyez ? Moi je la vois partout. Tout me tombe dessus et, pendant ce temps, le sol glisse. Je chavire et les pieds des autres trébuchent idem.

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Je ne suis pas vieux, pourtant je me souviens d’une époque où la présence d’électronique dans la musique pop était facultative. Désormais, le défi est de trouver comment faire sonner une guitare, d’imaginer comment rendre pertinent, ici et maintenant, cet instrument du siècle dernier. A.P. Witomski nous le confesse : il veut que sa musique reste organique. Qu’on y sente l’odeur du carbone.

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Lilt


Blanche ou noire la magie, dit-on, a été balayée par la science. Quand aux rêves, on n’ose plus en parler depuis que Freud est passé par là : il a un peu le monopole du sujet. Oui mais voilà, existent Camille et Aude. Existe Lilt et ses songes surnaturels.

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On a trop tardé à vous parler de ces deux voix*. Ou peut-être devrais-je dire une seule voix qui se dédouble, se distord, s’infléchit, se rompt en suivant le fil des mélopées mélodramatiques composées par ces deux filles presque sœurs, presque jumelles. Camille et Aude proposent une respiration, un rythme, une certaine manière de parler du rythme. Charmantes et charnelles, quand elles sont assises côte à côte sur scène, on dirait qu’elles donnent de leur corps pour freiner la course du temps. Gardiennes et passeuses à la fois, elles sont postées à l’entrée d’un chemin qu’elles ont dessiné à la craie derrière leur chaise, comme une marelle. Pour toutes les naïades qui se sont noyées dans la vie, elles allument des néons dans l’entrepôt du néant.

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