LALA songs Vol II


On en finit jamais avec les chansons qui font lala. C’est parce qu’elle sont faites pour ne jamais sortir de votre tête, comme l’a brillamment prouvé Kylie Minogue. Sont-elles les plus efficaces ? Ou sont-elles tout simplement les meilleures puisqu’elles nous donnent sans cesse envie de les chanter ? En publiant ce deuxième volume basé sur les suggestions du public de Robbing Millions (écouter le premier volume), on sent qu’on commence à peine à en faire le tour…

Quoi qu’il en soit Subjective vous souhaite une bonne année 2015 pleine de joie et de chansons qui font lalala.

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2014 par nos obsessions


En 2014 Chambry vous demandait ce que vous pouviez bien penser de ses morceaux et vous n’en pensiez que du bien.
Baxter Dury suscitait quelques incompréhensions auprès des femmes des autres.
Warpaint s’accordait un moment de détente dans un album en forme de superproduction indé.
Lucas Santtana vous ébouriffait le cerveau avec ses comptines brésiliennes assaisonnées d’électro épicée.
Ariel Pink voulait chopper votre 06 et vous inviter pour le thé.
Le Top 50 restait fermé à la Norvège, au reggae et au soft rock.
Rodrigo Amarante s’essayait avec succès à la chanson française.
Dick Annegarn nous livrait en chanson une version de Cap au pire n’augurant que du bon pour la suite de sa carrière.

Début 2015, Édouard, Emmanuel, Swan, Julien, Nicolas, Vincent, Colin et Pierre nous faisaient découvrir toutes ces chansons de 2014, que sans eux nous aurions certainement zappées. Merci à eux.

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Shadow Motel par Günther Delgeniesse


« Ce ne sont pas les philosophes mais ceux qui s’adonnent au bois découpé qui constituent l’armature de la société » écrivait Aldous Huxsley. Pourtant on nous dit que « seul le détail compte » ou que le « diable se niche dans les détails ». Et on en connaît des collectionneurs et des passionnés, des maniaques… qui bâtissent patiemment leur discothèque, leur blog, qui ingurgitent goulûment la musique, les films, les séries (les livres, ça devient rare), et contrôlent jour après jour l’univers qu’ils ont mis sous cloche. Jouer au bowling, collectionner ou engouffrer de la musique, faire de la pétanque, du bois découpé ou jouer dans un groupe, il n’y a pas de différence tant que c’est fait avec la passion du détail. Car le bois découpé, houlà, il y en a des tas de sortes, au moins autant qu’il y a de niches que dans le rock indé. Si Shadow Motel est un groupe qu’on arrive pas à ranger à la niche, c’est peut-être qu’ils n’envisagent pas leur musique comme un simple hobby. Comme hobby, il y a la peinture aussi. Ça permet de bien s’attarder sur les détails : les oiseaux, les meules de paille, les bateaux, les couchers de soleil en Bretagne… Mais le jour où un focus consacré à des rockers-handballeurs sera illustré par un peintre spécialisé dans les chevaux au galop, alors il sera peut-être temps de s’arrêter ou d’admettre définitivement que tout se vaut.

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2014 par l’équipe


Le meilleur de 2014, tout au moins d’après l’équipe de Subjective, se trouve quelque part entre Philadelphie, Yogjakarta et Buenos Aires. En 2014, les « grosses guitares » font encore sens, la soul a toujours bon goût, les influences hétéroclites de la dernière demi-douzaine de décennies sont passées à la moulinette d’artistes encore et toujours innovants.

Ought – « The Weather Song »

Cette année j’ai décrassé mon ampli, changé le diamant de ma platine et beaucoup écouté le premier LP de Ought. Je m’y suis retrouvé en terrain familier, pas très loin de Sonic Youth, tout près de The Fall. Peut-être pas le comble de l’originalité, donc, mais ce disque me permet de répondre à mon ami Thomas Darras : bien sûr que si, la musique à guitares peut encore être excitante en 2014 !

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oeil d’Atlas #1: Retour de psychédélisme


Parmi la cohorte de mots galvaudés qui pullulent dans les conversions de mélomanes, nous pouvons compter sans chipoter celui de psychédélisme. Galvaudé parce que des scènes variés s’en réclament, du shoegaze au dub en passant par le punk, le déclinent à toutes les modes, le mangent à toutes les sauces. Dans ce premier Oeil d’Atlas, il s’agit du psychédélisme de la première heure, coloré et hallucinant. Certaines sorties récentes des scènes émergentes françaises fleurent bon la rétro­mania psyché : bref état de l’art par l’œil d’Atlas.

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Nicolas Paugam : Vidéologie


La légende dit qu’au village, lors de veillées organisées, les hommes et les femmes se réunissaient pour regarder les clips de Nicolas Paugam dans des auberges troglodytiques. Ces soirs-là, si l’on tendait l’oreille, on pouvait entendre des villageois chuchoter à leurs voisins : « Mais cet homme est fou ! »…

Aujourd’hui, après avoir passé ce personnage au peigne fin dans notre dernier focus, on peut prétendre que Nicolas Paugam est fou oui, mais savant avant tout. Partisan des techniques « à l’ancienne » ou de celles de la Nouvelle Vague, Nico (tel qu’il signe ses vidéos) réalise ses clips avec peu de moyens et tourne avec des acteurs sélectionnés au casting sauvage, ou plutôt : dans son entourage. Mais derrière la contrainte budgétaire qui force l’autoproduction se cache aussi une occasion en or de représenter les choses telles qu’il les entend, avec ses images à lui. Car les vidéos de Nicolas Paugam sont des créations à l’état brut, sans artifice, sans étalonnage, mais avec beaucoup d’inventivité. J’ai dit « sans artifice » ? Non, pas exactement. Des artifices il y en a, mais ils sont faits main. Je repense alors à moi étant enfant quand je jouais à « faire des clips ». Poussée par le besoin de m’approprier la musique, je m’équipais de plumes, de diadèmes pailletés en plastique, et d’autres accessoires divers pour jouer le clip devant une caméra imaginaire. Il me semble que Nicolas fait pareil, sauf qu’il n’est plus enfant et que sa caméra fonctionne pour de vrai.

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Shadow motel: manèges et barbes à papa


 Ausfahr Nach, s’ouvre sur des rires caverneux et des envolées de chauve-souris… Et en écoutant certains titres on pourrait se dire que Norman Bates pourrait facilement tenir la réception du Shadow Motel. Le groupe s’habille plutôt en noir tendance despérado, mais c’est entre les manèges et les barbes à Papa qu’ils ont choisi de poser.  Ils tentent le tir à la carabine et l’arnaque des crochets à peluche. De notre côté nous  évitons de tenir trois minutes à « pendus-par-les-bras » même pour gagner 200 euros. Guidés par Marguerite entre les badauds, les cris des enfants et les effluves diverses et variées, le groupe garde un calme olympien. Nous les trouvons tranquilles, posant à côté de ce saloon hanté dont les annonces horrifiques nous ont vrillé les tympans – bien plus que la musique de Shadow Motel, décidément bien calme en comparaison de l’ambiance sonore de la foire aux manèges de Lille.

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