ANIMAL COLLECTIVE / « Banshee Beat » (2005)
Animal Collective a découvert des chemins musicaux plus qu’originaux.
Figurez-vous que je l’ai joué avec eux dans un champ en Belgique, à la suite d’un concert annulé ! C’était au Herk Festival, juste avant la sortie de Strawberry Jam. [Le père de Deakin venait de mourir, ndlr] Avec un groupe de fans, on leur a demandé si ça leur dirait de venir jouer en acoustique dans le camping. Ils ont accepté avec plaisir car ils se sentaient mal de la tournure des événements (surtout que le Herk Festival était avant tout programmé avec des groupes de metal hardcore et d’autres trucs dans le genre. D’ailleurs toute notre bande de potes était venue seulement pour Animal Collective).
C’est comme ça qu’ils se sont retrouvés dans un champ de maïs belge à jouer sur nos guitares, pendant que les fans battaient des rythmes qu’ils connaissaient par cœur et chantaient avec eux — dans la mesure où leurs cordes vocales le leur permettaient.
par Germain Caillet
Feu Machin au Humanist Records Festival (Paris) ce dimanche 13 mai
Amis des musiques expérimentales, musicophages curieux voire exigeants, oui Messieurs Dames, il n’est pas trop tard pour assister à une soirée parisienne du Humanist Records #3… avant que le festival ne se poursuive à Dijon. Ce dimanche 13 mai, 20h, Feu Machin sera à la Mécanique Ondulatoire (Paris 11) aux côtés de la géniale new-yorkaise Carla Bozulich (aka Evangelista) et de Ned.
Ci-dessous : le trailer du festival, sur un titre de Feu Machin + l’extrait d’un concert (performance ?) de Carla Bozulich
CHRONIQUES : KARAOCAKE PRESENTE
BROADCAST & THE FOCUS GROUP / Investigate Witch Cults of the Radio Age (2010)
J’imagine que ce n’est une découverte pour personne et même que ce groupe s’impose petit à petit comme la référence la plus importante dans le cercle des mélomanes fous de pop, de folk pastorale ou de musique concrète, de notre décennie. Et qu’un papier de plus ou de moins sur eux ne fera pas sortir leur prochain disque plus vite. Mais pour moi, il s’agit tout bonnement de mon groupe préféré. Et je suis si heureux de pouvoir dire spontanément qu’il y a un groupe que je place au-dessus de tous les autres, même des Beatles. Que ce groupe me soit contemporain me ravit d’autant plus que je suis sûr que le meilleur est à venir. [Cette chronique a été écrite peu de temps avant la mort de la chanteuse Trish Keenan en janvier 2011, ndlr]
Rencontre avec Feu Machin
Comment est-ce que vous vendez le Machin (en quelques phrases) lorsque vous devez démarcher ?
Jade Bouchemit : En fait on ne sait pas vraiment le vendre, on a toujours un petit moment de latence quand on nous demande de définir Feu Machin. La question « définissez le style musical de Feu Machin » est la pire question qu’on puisse me poser !
Peut-être est-ce que vous vous débrouillez, justement, pour ne pas avoir à démarcher… !
On ne démarche plus depuis un an environ, je sais pas trop pourquoi, ça s’est un peu fait du jour au lendemain, on n’a plus eu besoin de démarcher mais on n’a jamais cherché à ne plus en avoir besoin.
« On ne sait pas vraiment le vendre »
Est-ce que vous préférez que le public aborde Feu Machin comme un projet autonome ? Ou bien plutôt comme une facette d’un univers plus grand, un élément parmi l’entrelacs de vos multiples projets communs ?
Feu Machin est au carrefour de nos différents projets, donc oui je préfère qu’il soit envisagé comme un élément connecté à ce qui nous anime par ailleurs en tant que groupe et en tant qu’individus.
Wolves & Moons : premier EP à venir
Reçus par Subjective en mars dernier à l’International, Wolves & Moons ont fini d’enregistrer leur premier EP, qui sortira en novembre. En voici un teaser, ambiance soir d’automne au mois d’avril.
Pour recevoir en exclusivité un titre de l’EP, envoyez vos nom + prénom + adresse e-mail à claire@violetsetrecords.com.
Lolito au Main Square Festival
Bien qu’hostiles aux pratiques de Live Nation, cette vilaine société capitaliste à visée monopolistique, nous sommes extrêmement heureux de vous annoncer que Lolito, obsession pop subjective, jouera le 29 juin prochain en ouverture du Main Square Festival à Arras. Le temps d’un concert, nous ravalerons notre marxisme.
« Je ne considère pas French Toast comme un label traditionnel »
C’est la magie des microcosmes virtuels : on peut s’y croiser sans jamais s’y rencontrer. French Toast est un collectif sympa, dont tout nous rapproche… mais que n’avions nous pas encore parlé à Stéphan Lipiansky, l’homme qui tient la boutique ? Cette interview n’est donc pas qu’un prétexte pour évoquer les dernières actus French Toast : nouvel album de Reza & nouveau single numérique, du même Reza, dans la collection French Toast Single Club. Elle est aussi un moyen de faire connaissance, en mode 21ème siècle, sous le regard attendri de nos lecteurs.
Comment t’est venue cette idée de créer et faire vivre French Toast ? Est-ce que tu as constaté qu’il y avait, de manière générale, un manque de promotion pour les groupes ?
Au départ, c’était une constatation assez simple. On était un certain nombre de groupes (je joue moi-même dans New Pretoria) à végéter sur la scène parisienne, à se croiser assez souvent, à jouer ensemble, à sympathiser mais on continuait à communiquer chacun de notre côté. Je trouvais que c’était un gâchis, du coup j’ai proposé à une dizaine de groupes de se regrouper sous une bannière commune. Ils ont dit oui et French Toast est né comme collectif autour de 2005/2006. Puis peu à peu, devant le manque d’intérêt des autres labels pour ces mêmes groupes, j’ai fait de French Toast un micro label à partir de 2007. Un certain nombre de ces groupes de départ sont toujours là aujourd’hui : Reza, Porco Rosso, New Pretoria, Pierre & Marie…
Combien êtes-vous au sein de French Toast ?
Je suis seul à m’occuper vraiment de la structure. Les autres, les membres de groupes contribuent à promouvoir nos projets, ce sont comme des militants. Et puis on a pas mal de sympathisants, qui donnent aussi des coups de main.




































