L’Amusie


van-morrison-astral-weeks

Où en étions-nous ? Ah oui, Le chanteur Irlandais Van Morrison réalise en 68 ce qui est considéré aujourd’hui comme son chef d’œuvre, Astral Weeks. Pourquoi ce disque est une perle ? parce que l’Irlandais se met volontairement en difficulté, poussant la musique vers des sommets de feeling encore rarement atteints. Cela, grâce à un nouveau groupe qui n’en est pas un puisque « ils ne se parlent pas », et sont embauchés au titre de « requins de studio », mais qui font tout de même partie du gratin des jazzmen de l’époque , rien que ça ! Alors, pourquoi notre ami « qui n’en est pas un », Van Morrison, ne réitère pas cette expérience sonore exceptionnelle ? et bien, chers lecteurs, je n’en sais rien ! et oui rien ! Je vais seulement me contenter d’émettre des hypothèses.

Primo/ Big bang ! Parce qu’il n’aime pas ce disque . Bien sûr, ce disque reçut à l’époque tous les éloges qu’il mérite, ce qui dût flatter le grand Van, mais ne pensait-il pas déjà comme tout bon compositeur qui se respecte, qu’il allait faire mieux au prochain ? ( ce qui finalement serait logique dans un monde mieux fait). Nous irions de disque en disque pour finir de chef d’œuvre en chef d’œuvre mais je m’égare. Par ailleurs, ce disque est considéré comme son chef d’œuvre parce que nous avons maintenant la vision de son œuvre a posteriori, lui ne l’avait bien évidemment pas… et puis il y a Moondance, le suivant, qui est tout de même très bon… Bref, Van ne se rend pas compte qu’il tient là son meilleur disque et encore moins que c’est en grande partie grâce à la qualité des musiciens mercenaires qu’il a embauchés. Mais pourquoi le temps passant, ne renouvelle-t-il pas l’expérience ?

» La suite !



Nicolas Paugam : Django à Rio


C’est un lieu commun dans les quelques chroniques consacrées aux travaux de Nicolas Paugam : les influences qui traversent ses compositions sont nombreuses, mais surtout, les assembler semble difficile au premier abord. Auriez-vous pensé que la musique brésilienne (Música Popular Brasileira), la chanson française, la pop anglo-saxonne et le jazz manouche s’uniraient pour créer une nouvelle espèce musicale limpide, exigeante et pourtant pop ?

Nous avons demandé à Nicolas Paugam de nous préparer une playlist, et nous l’avons fait en lui laissant carte blanche. Le résultat est frappant : les morceaux qu’il a choisis sont comme des fragments de l’identité musicale de son œuvre, des révérences tirées aux artistes qu’il adule et qui ont nourri ses propres compositions.

Nicolas Paugam pour Subjective by Subjective_Music on Mixcloud

» La suite !



Gulcher : Cocktails


Le 30 juin dernier sortait le nouvel album de Gulcher, soit le premier de la nouvelle formation, et le second de l’ancienne. Vous me suivez. En tout cas, ce jour-là, à la fin juin, au début de l’été, dans l’insouciance – ou plutôt l’inconscience – la plus totale, alors qu’on préparait bien gentiment notre valise pour partir en vacances chez mémé à Granville, les nouvelles recrues du label Without My Hat Records sortaient Cocktails, un album de 10 titres enregistrés…en Normandie, tiens !

Alors oui, nous avons quelques mois de retard, mais comme je confonds toujours la fête du débarquement avec l’armistice, finalement je trouve qu’on est plutôt dans les temps ! D’ailleurs, je n’envie pas ceux qui l’auraient déjà écouté 100 fois, je préfère en être à ma toute première, en ce jour d’octobre où j’ai goûté aux Cocktails de Gulcher…

Dés les premières gorgées, la machine est lancée. L’effet d’une toupie que l’on impulse, une onde vibrante non identifiée se dirige vers moi, tournant très vite et m’emportant dans un tournis qui me grise déjà. « Bird Nine » me fait l’effet d’un perroquet. La fraîcheur d’une nouvelle voix (Johan D en lead), la surprise d’un mélange des genres (d)étonnant. Une inventivité qui ne s’épuise pas depuis qu’Alexander, Alexandre et Ronan – membres du groupe depuis sa formation – jouent ensemble.

» La suite !



Ne finissez pas vos disques !


Tim Hardin

Ce n’est pas un hasard si le disque le plus réputé de van Morrison est Astral Week un de ces premiers enregistrements, datant de 1968. Van voulait alors rompre avec le rythm and blues qui l’avait pourtant rendu célèbre, pour affirmer son propre style : moyennant quoi il élargit son champ d’investigation musical en se dirigeant vers le jazz : bien lui en prit. En octobre 1968, il entre en studio avec le batteur Connie Kay, le bassiste Richard Davis, le guitariste Jay Berliner et l’arrangeur Larry Fallon. Ces quatre musiciens représentent à eux seuls la fine fleur des musiciens de jazz de l’époque, et le jazz est encore bien vivant en 68 (Monk, Mingus, Albert Ayler, Dolphy sont toujours là…).

Que ressent-t-on alors à l’écoute de ce disque ?

Le placement rythmique et les inventions mélodiques de ces quatre furieux, aussi lumineuses que chaotiques (parce que se réinventant), poussent le chanteur irlandais sur des terres qu’il ne maîtrise pas vraiment. Tandis que le contrebassiste invente des lignes de basse baroques d’une liberté époustouflante (écoutez le morceau « The Way Young Lovers Do » pour vous en convaincre), la batterie de Kay rugit de tous ses toms, à mettre le feu à quelques chansons déjà brûlantes de, par exemple… Joy division. Tout se passe comme si le chanteur cherchait systématiquement à se mettre en difficulté. Son chant n’est pas toujours juste ni parfaitement en place mais l’émotion est là. L’essentiel est là.

» La suite !



MARC DESSE


En cuir et lunettes chips, Marc Desse arpente les rues du onzième, Paris. Il s’assoit, fume une clope et reprend son chemin. Rapport photo de notre investigatrice.

» La suite !



Nicolas Paugam : passage souterrain


Une chronique dithyrambique de l’Aqua Mostlae débute sur une interrogation à la Pierre Vassiliu : « Qui c’est celui-là » ? Nicolas Paugam traficote une drôle de musique : elle nous a d’abord laissés sceptiques puis pantois. Tropicaliste pour les influences brésiliennes qui caractérisent la structure de ses morceaux, manouche pour la construction des soli ou de certains arrangements, et définitivement « chanson française » pour les textes et les thèmes abordés avec un surréalisme déconcertant, sa musique est aussi riche qu’inclassable. Et pour épaissir le mystère, cette affaire n’est pas récente : bientôt dix ans que Nicolas Paugam accumule les pépites sans faire trop de vagues. Dommage qu’il reste dans l’ombre et ne puisse pas jouir de la réputation qu’il mérite.

» La suite !



Boureima Disco et le Super Bonkaney


AFTA

J’ai sérieusement considéré faire une chronique sur mes morceaux préférés avec des « lalala » dedans (The Delfonics « La La Means I Love You », Stereolab « A Flower Called Nowhere », Donovan « Operating Manual for Spaceship Earth »…) puis je me suis ravisé après avoir découvert le label Awesome Tapes From Africa par le biais de notre nouveau claviériste, Daniel, qui m’avait fait écouter le morceau « Dooyo » du groupe somalien Dur Dur Band.

» La suite !