chroniques



SIOUXSIE AND THE BANSHEES / JUJU (1981)


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J’avais 15 ans quand ma grande amie Jane m’a fait découvrir les morceaux « Christine » (« the strawberry girl … ») et « Happy House » de Siouxsie and the Banshees, via un dossier informatique musical de son cru, créé un dimanche après-midi d’hiver. J’avais bien aimé ces morceaux, mais la première impression qu’ils m’avaient laissée était beaucoup moins forte que « She’s Like Heroin to Me » du Gun Club qui composait aussi cette mixtape du XXIème siècle. Pourtant je me suis vite lassée de « She’s Like Heroin to Me » (ne vous inquiétez pas, la découverte de Miami a renouvelé mon amour pour The Gun Club). Quelque chose me dérangeait et m’intriguait de plus en plus avec Siouxsie, or c’est cela-même qui me plaît énormément aujourd’hui, à savoir son chant assez lyrique toujours à deux doigts de se casser la figure. Je me suis retrouvée à écouter la compilation « Once Upon a Time : The Singles » avec avidité, composée entre autres de deux perles (« Spellbound » et « Arabian Knights ») qui m’ont emmené tout droit vers Juju. C’est aujourd’hui (de loin) mon album préféré de Siouxsie, le seul que j’écoute encore très régulièrement parce que c’est celui dans lequel l’instrumentation non seulement se donne vraiment à entendre, mais aussi sublime la voix de Siouxsie Sioux. Chaque instrument fait preuve d’une inventivité d’une grande beauté : les riffs de guitare de McGeoch, la batterie et les percussions de Budgie, et la basse de Severin.

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Chorus­-land


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Une chose qui m’étonne aujourd’hui, on n’entend plus de chorus dans les concerts, tout y est écrit, il n’y a plus de place pour l’improvisation, il n’y a plus ces « lâcher-prises » qui faisaient des concerts d’Hendrix ou de Santana de véritables « messes sonores » ! C’est fort dommage, surtout que je crois que le public ressent la prise de risque, il s’identifie au musicien et une improvisation menée à son terme avec maestria, c’est la transe pour tous : bingo ! Alors, pourquoi s’en prive-t-on aujourd’hui ?

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L’Amusie


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Où en étions-nous ? Ah oui, Le chanteur Irlandais Van Morrison réalise en 68 ce qui est considéré aujourd’hui comme son chef d’œuvre, Astral Weeks. Pourquoi ce disque est une perle ? parce que l’Irlandais se met volontairement en difficulté, poussant la musique vers des sommets de feeling encore rarement atteints. Cela, grâce à un nouveau groupe qui n’en est pas un puisque « ils ne se parlent pas », et sont embauchés au titre de « requins de studio », mais qui font tout de même partie du gratin des jazzmen de l’époque , rien que ça ! Alors, pourquoi notre ami « qui n’en est pas un », Van Morrison, ne réitère pas cette expérience sonore exceptionnelle ? et bien, chers lecteurs, je n’en sais rien ! et oui rien ! Je vais seulement me contenter d’émettre des hypothèses.

Primo/ Big bang ! Parce qu’il n’aime pas ce disque . Bien sûr, ce disque reçut à l’époque tous les éloges qu’il mérite, ce qui dût flatter le grand Van, mais ne pensait-il pas déjà comme tout bon compositeur qui se respecte, qu’il allait faire mieux au prochain ? ( ce qui finalement serait logique dans un monde mieux fait). Nous irions de disque en disque pour finir de chef d’œuvre en chef d’œuvre mais je m’égare. Par ailleurs, ce disque est considéré comme son chef d’œuvre parce que nous avons maintenant la vision de son œuvre a posteriori, lui ne l’avait bien évidemment pas… et puis il y a Moondance, le suivant, qui est tout de même très bon… Bref, Van ne se rend pas compte qu’il tient là son meilleur disque et encore moins que c’est en grande partie grâce à la qualité des musiciens mercenaires qu’il a embauchés. Mais pourquoi le temps passant, ne renouvelle-t-il pas l’expérience ?

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Ne finissez pas vos disques !


Tim Hardin

Ce n’est pas un hasard si le disque le plus réputé de van Morrison est Astral Week un de ces premiers enregistrements, datant de 1968. Van voulait alors rompre avec le rythm and blues qui l’avait pourtant rendu célèbre, pour affirmer son propre style : moyennant quoi il élargit son champ d’investigation musical en se dirigeant vers le jazz : bien lui en prit. En octobre 1968, il entre en studio avec le batteur Connie Kay, le bassiste Richard Davis, le guitariste Jay Berliner et l’arrangeur Larry Fallon. Ces quatre musiciens représentent à eux seuls la fine fleur des musiciens de jazz de l’époque, et le jazz est encore bien vivant en 68 (Monk, Mingus, Albert Ayler, Dolphy sont toujours là…).

Que ressent-t-on alors à l’écoute de ce disque ?

Le placement rythmique et les inventions mélodiques de ces quatre furieux, aussi lumineuses que chaotiques (parce que se réinventant), poussent le chanteur irlandais sur des terres qu’il ne maîtrise pas vraiment. Tandis que le contrebassiste invente des lignes de basse baroques d’une liberté époustouflante (écoutez le morceau « The Way Young Lovers Do » pour vous en convaincre), la batterie de Kay rugit de tous ses toms, à mettre le feu à quelques chansons déjà brûlantes de, par exemple… Joy division. Tout se passe comme si le chanteur cherchait systématiquement à se mettre en difficulté. Son chant n’est pas toujours juste ni parfaitement en place mais l’émotion est là. L’essentiel est là.

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Boureima Disco et le Super Bonkaney (2004)


AFTA

J’ai sérieusement considéré faire une chronique sur mes morceaux préférés avec des « lalala » dedans (The Delfonics « La La Means I Love You », Stereolab « A Flower Called Nowhere », Donovan « Operating Manual for Spaceship Earth »…) puis je me suis ravisé après avoir découvert le label Awesome Tapes From Africa par le biais de notre nouveau claviériste, Daniel, qui m’avait fait écouter le morceau « Dooyo » du groupe somalien Dur Dur Band.

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The Blue Nile / Hats (1989)


The Blue Nile

La nuit, quand le silence s’épaissit, la fenêtre ouverte, les yeux fermés dans un lit aux draps froissés, j’entends la rumeur des trains qui s’échappent au travers d’une Europe assoupie et vieillissante. Une brise et je peux voir les limites de ma ville, me sentir vaste et petit, repérer la lueur de ma chambre quelque part au cœur du continent et m’endormir.

Par Gaspard Ryelandt

 

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Mac DeMarco


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Voilà, j’aurais bien choisi un morceau de Deerhoof parce qu’en ouvrant facebook je suis tombé sur la playlist qu’ils viennent de faire pour Entertainment Weekly.

Et comme avant ça je savais pas trop quoi choisir j’ai pris ça pour un signe mais ensuite j’ai vu que y’avait déjà deux personnes qui avaient fait une chronique Subjective à propos de Deerhoof

(c’était pas très grave mais j’avais pas envie d’en faire une troisième).

Donc je savais plus trop quoi faire

et puis

hhhhghh ah

hhhhhghhfhhhh ben si

ggggggghhggghhgggggg je suis bête

ffffffffffffffffffhhhhffhffffffffffffffffffffffffffff pourquoi pas

ffffffffffffffffhfffffffffffffhhhfffffffffffffffffffffffffff Mac

fffffffffffffffffffffffffffffhffffifhffhhffffffffffffffff DeMarco

fffffffffffffffffffffffffffffffffffffhffhhhhfffffff Le talent à la cool
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