Michael Wookey


Heureuse année ! Pour nous, la saison des Britanniques expatriés continue.

Je m’étonne presque de vous présenter Michael Wookey sur Subjective. Beaucoup d’entre vous le connaissent déjà. Michael habite Paris, au sens fort. Il joue dans tous les bars, dans toutes les salles, tout le temps. Mais il fait la ronde sans se laisser saisir. Il est de ces individus au langage simple et au regard droit, dont les profondeurs paraissent inaccessibles. Aucune réponse n’est à attendre, il n’y a même pas de mystère, aucun artifice de ce genre. Banalement, il a juste l’air blessé — et j’ai le sentiment que je ne pourrai jamais en dire plus.

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Michael a plusieurs plaies béantes par lesquelles s’écoulent des chansons d’amour et de haine. Ce sont des mélodies enveloppantes et classiques sous masque de cochon, donc forcément il y a un truc qui coince. Son image publique est un peu malsaine, comme on dit pour accuser l’objet de ses peurs. Gentiment malsaine. Mon premier contact avec l’univers de Michael, c’était ce clown-enfant sur la pochette du deuxième album. Depuis toujours, et de façon aggravée depuis Stephen King, les clowns rendent les gamins malades de trouille, et les adultes ne sont pas forcément indemnes.

Derrière son microphone, derrière son mégaphone, derrière son masque, derrière sa barbe… il se cache mais ne parle que de lui. Tout le monde peut chanter une même chanson avec passion une fois, deux fois. J’admire ceux qui parviennent à y croire à chaque fois.

par Nico Calibre


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