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SONIC YOUTH / WASHING MACHINE (1995)


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Je retourne toujours à Washing Machine. Il m’arrive parfois de changer d’avis et d’adhérer sans limite à un autre album de Sonic Youth, mais finalement, c’est à nouveau Washine Machine qui l’emporte ; et pas seulement parce que je l’associe à des moments importants (« Romance is a ticket to paradise … »). C’est un des rares albums de Sonic Youth où à aucun moment les paroles ne me déçoivent ou me mettent mal à l’aise, bien au contraire. J’en sors toujours apaisée, débarrassée d’un trop plein de crasses (« Throw all this trash away »), de rancœurs (« Pretend you’re there, pretend it ain’t there »), de doutes (« What I feel inside / That I’m really bad »). Pré-lavage énergique avec « Becuz », « Junkie’s Promise » et « Saucer Like », lavage spécial tissus délicats dès « Washing Machine » jusqu’à « Little Trouble Girl » en passant par « Unwind », essorage avec « No Queen Blues » et « Panty Lies », ralentissement du tambour avec « Thumb » et dernier essorage douceur avec « Skip Tracer » … Et last but not least : « The Diamond Sea ». » La suite !



SIOUXSIE AND THE BANSHEES / JUJU (1981)


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J’avais 15 ans quand ma grande amie Jane m’a fait découvrir les morceaux « Christine » (« the strawberry girl … ») et « Happy House » de Siouxsie and the Banshees, via un dossier informatique musical de son cru, créé un dimanche après-midi d’hiver. J’avais bien aimé ces morceaux, mais la première impression qu’ils m’avaient laissée était beaucoup moins forte que « She’s Like Heroin to Me » du Gun Club qui composait aussi cette mixtape du XXIème siècle. Pourtant je me suis vite lassée de « She’s Like Heroin to Me » (ne vous inquiétez pas, la découverte de Miami a renouvelé mon amour pour The Gun Club). Quelque chose me dérangeait et m’intriguait de plus en plus avec Siouxsie, or c’est cela-même qui me plaît énormément aujourd’hui, à savoir son chant assez lyrique toujours à deux doigts de se casser la figure. Je me suis retrouvée à écouter la compilation « Once Upon a Time : The Singles » avec avidité, composée entre autres de deux perles (« Spellbound » et « Arabian Knights ») qui m’ont emmené tout droit vers Juju. C’est aujourd’hui (de loin) mon album préféré de Siouxsie, le seul que j’écoute encore très régulièrement parce que c’est celui dans lequel l’instrumentation non seulement se donne vraiment à entendre, mais aussi sublime la voix de Siouxsie Sioux. Chaque instrument fait preuve d’une inventivité d’une grande beauté : les riffs de guitare de McGeoch, la batterie et les percussions de Budgie, et la basse de Severin.

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