Kidsaredead



KIDSAREDEAD POUR CHRIS WEISMAN


Kidsaredead est fondu des expériences prolifiques de Chris Weisman. Il nous l’avait confié dans une chronique dédiée à son œuvre et à la scène de Brattelboro. Chris Weisman est un drôle de bonhomme pourvu d’une intuition mélodique sans pareil, que son amour des enregistrements lo-fi n’altère en rien. C’est vrai, c’est un peu sec à la première écoute et on a l’impression que Weisman enregistre sur un quatre pistes, en fin de soirée, sans trop se soucier de l’aspect brut de sa production.

Kidsaredead a été sollicité par le label OSR Tapes pour participer à l’enregistrement d’une compilation entièrement dédiée à Weisman qui rassemble 67 titres et presque autant de contributeurs. Kidsaredead a invité quelques amis pour l’occasion : Jesse de This Is The Kit, Ricky Hollywood ou encore Alex d’Orval Carlos Sibelius. C’est une belle histoire dans laquelle tout le monde est content, surtout nos oreilles.

Kidsaredead a complétement abandonné le coté lo-fi propre à Chris Weisman pour y mettre sa patte, pour faire des trois compositions qu’il reprend de véritables covers ; il ne se borne pas à reprendre les titres à l’identique, il les réarrange, remplace une guitare par un clavier, ajoute des chœurs, une flûte traversière.

Le titre « I Draw You Near » ne peut laisser froid et se démarque franchement du titre original. On se surprend rapidement à faire partie des chœurs, à fredonner ces textes abscons qui nous font pourtant craquer à la première écoute :

« Mama, I think that you’re Obama

I think that you’re the president here

I know that’s weird »



 

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Le meilleur du son Soft Rock volume 2


Après une première compile qui faisait la synthèse entre les marottes des rédacteurs et les propositions diverses, variées, pointues et contrepointues de l’artiste au cours de ses interviews et chroniques, après une deuxième compile rassemblant dix chansons indispensables de Karl Blau sur les centaines que ce roi du lo-fi a pu écrire, Kidsaredead nous fait découvrir ses titres de soft rock favoris dans une troisième compile. Concoctée avec amour par un érudit, vous avez ici encore l’occasion de découvrir de petites merveilles, avec « le meilleur du son soft rock volume 2 ».

Kidsaredead pour Subjective: « Le meilleur du son Soft Rock Volume 2 » by Subjective_Music on Mixcloud

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Back to the USA / Deux nouveautés et une vieillerie


kad

Surface To Air Missive

Un nom de groupe que tes potes ne retiendront pas. Album enregistré par un seul homme de 23 ans, Taylor Ross qui n’en est pas à son coup d’essai (Dream Love, Doth, Witch Porn…)

Enregistré sous analgésiques car la légende raconte qu’il s’est déboité la nuque en jouant une partie de batterie particulièrement survoltée.

Les guitares électriques serpentent tels des sentiers de hautes montagnes un jour de bourrasques et sonnent comme si elles étaient branchées directement à ton cerveau par de longs cheveux de hardos tressés. On jurerait entendre un 33tours des Meat Puppets joué en 45.

Ils ont fait la première partie de Of Montreal lors de leur dernière tournée US.

Deux clips en un, bien vu.

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KIDSAREDEAD : PICTURES FROM THE PAST


Kidsaredead, The Band from the Past, de retour d’un voyage dans le temps. Retour image d’un enregistrement studio.

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Crédits photos : Caroline Raab

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KIDSAREDEAD / Partie II : Rock Sound


Après une interview basée sur une sélection de morceaux et une interview fleuve, nous cuisinons aujourd’hui Kidsaredead à la façon geek. Guitare, arrangements, prog et yatch rock au menu.

D’après ce que l’on a compris, ton truc c’est la guitare. Qui est ton guitare-héro? Peux-tu nous en dire un peu plus sur celui dont tu avais le poster au dessus de ton lit dans ta chambre d’ado ?

Tous les gens qui jouent mieux que moi sont mes guitare-héros ! Récemment j’ai vu Stéphane de Thousand et à la fin du concert, je me suis dit que j’aimerais savoir jouer comme lui. Ce serait un bon focus Subjective, d’ailleurs. A vrai dire,  je ne suis pas spécialement obsédé par les guitare-héros. Mais c’est vrai que quand je dois faire de la guitare dans une formation guitare/basse/batterie, je me pose des questions sur mes limites guitaristiques… Comme musicien rock récemment, j’ai particulièrement kiffé le jeu de Terry Adams au clavinet dans NRBQ.

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KIDSAREDEAD / PARTIE I : Band From The Past


Après un jeu de ping-pong vidéo plutôt réussi où les harmonies vocales des Beach Boys avaient été comparées à un programme révolutionnaire, où l’usage excessif de la gamme pentatonique avait été questionné, et le mot « radio » répété, façon Buggles, Polnareff ou encore Hackamore Brick, Kidsaredead revient sur la genèse de son projet, sur sa contrée natale, ses nostalgies et son besoin de complexité.

Nous aimerions tordre le cou à la bienséance et avec indiscrétion te demander ton âge. Tu as déjà une longue carrière, tu sembles avoir démarré très jeune (ou alors il y a très longtemps). Pourtant, ta musique semble dégager une certaine candeur, une certaine naïveté. C’est l’effet premier disque personnel ? L’euphorie de livrer son propre travail au public ?

J’ai commencé le piano très jeune à l’âge de cinq ans. Et la guitare au collège pour draguer les filles. C’est une bonne motivation mais les résultats laissent à désirer. J’ai été au conservatoire jusque l’âge de quinze ans, ensuite j’étais obsédé par « désapprendre ce que j’avais appris », je crois que c’est une phrase que j’ai lu dans une interview de je-ne-sais-plus-qui dans les inrocks à l’époque. Aujourd’hui je suis au contraire en quête de plus de technicité dans mon jeu et je regrette un peu d’avoir renoncé trop tôt à une discipline de travail de l’instrument. Je voudrais être un guitar hero comme Yaya Herman Dune ou Stephen Malkmus. Mais bon, je me suis aussi égaré entre plusieurs instruments. Je suis content d’avoir plusieurs cordes à mon arc et de pouvoir changer de rôle dans un groupe.

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KARL BLAU


Karl Blau

Comme j’ai eu un 4 pistes assez tôt, j’ai toujours été sensible à la musique lo-fi, produite avec les moyens du bord, à la maison « home made », à un stade pas tout à fait professionnel. Après R. Steevie Moore, avant Ariel Pink, il y a eu Karl Blau.

J’ai découvert sa musique en 2003, il jouait de la basse dans le groupe de Laura Veirs et assurait aussi sa première partie. C’était aussi le début des concerts solo assisté par une pédale de loop. Un exercice qui laisse souvent le musicien aux prises avec sa machine et donne à entendre la construction d’un arrangement au détriment de la chanson. Avec Karl Blau c’était tout l’inverse : j’avais l’impression de voir un mec qui vient de trouver une chanson géniale l’enregistrer sur un 4-pistes, la ligne de basse, l’arpège de guitare, et des chœurs « Beach Boys » sur le pont…

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