interview



NIGHT RIDERS – Partie II – WELCOME TO THE MACHINE


Comme promis, la suite de l’interview fleuve de Night Riders (lire la première partie). Au programme : machines et  futur.

Le groupe Kraftwerk prédisait un monde où l’homme fusionnerait avec la machine mais sans pour autant se prononcer sur le bien ou le mal de cette perspective. Comment vous sentez-vous avec les machines au sein de Night Riders? Est-ce que vous les aimez ? Est-ce qu’elles vous font peur ? Que vous apportent-elles? Vous sentez vous aliénés ?

Jim Morrison le prédisait aussi :

Tout le monde utilise des « machines » à notre époque, les smart phones, nanotechnologie, mao etc et de façon de plus en plus instinctive, de telle manière que nous ne nous en rendons plus vraiment compte. Elle est bien loin l’époque du 8 bits, nous avons déjà fusionné avec les machines d’une certaine façon. Nous sommes d’une génération qui a vécue les gros chamboulements et révolutions technologiques de ces 30 dernières années et l’émergence de la musique « électronique » le Krautrock, la Techno, la New Wave, le Hip-Hop. Tout cela fait donc partie intégrante de nous, et c’est très naturel tout comme les mp3 et la 4g pour les plus jeunes.

» La suite !



NIGHT RIDERS – Partie I


unnamed

Interview de notre obsession, Night Riders, partie I. Où on en apprend plus sur les groupes et labels français émergents, de Nantes et de Paris. Où on se dit qu’il faudrait se refaire quelques films érotiques français des 70’s, ou revoir Rasta Rocket, selon l’humeur. Où on reprend à zéro notre réflexion sur le caractère cyclique des courants musicaux. Rendez-vous très bientôt pour la suite de cette chevauchée : Part II – Welcome To The Machine.  ffffffffffffffffffffffffffffff

Quel est l’origine du nom du groupe ?

Je ne me souviens plus exactement, mais c’est une grosse référence à la pop culture des années 80.

Night Riders a un pied à Paris, un à Nantes. Mais en pratique, c’est Nantes ou Paris qui bat la mesure ?

Paris, tout simplement parce que nous sommes trois membres sur quatre ici, et que Charlotte (la Nantaise) y a vécu longtemps. Tout a commencé à Paris avant le départ de Charlotte, et nous continuons a y passer du bon temps quand nous sommes réunis à l’occasion des répétitions, des concerts et autres dîners mondains.

» La suite !



IN THE CANOPY


INTHECANOPY14bandeau_MV

Après une immersion visuelle, textuelle, sonore, après vous avoir présenté l’univers musical de In The Canopy, obsession de la rentrée, Subjective vous invite à nouveau à rejoindre la strate supérieure de l’écosystème Art-rock Parisien. In The Canopy répond aux questions concoctées par nos soins  :

In the Canopy, c’est un groupe art rock, non que l’on soit obsédé par les étiquettes, mais pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

Thomas Martinez : Le matériau guitare/synthé/basse/batterie est un formidable générateur de sensations brutes, des plus noires aux plus lumineuses. Le défi, c’est de partir explorer des territoires rythmiques et harmoniques où ce matériau rock n’a encore jamais mis les pieds.

Joachim Müllner : Oui… Nous utilisons ce terme à la fois pour la puissance qu’il évoque et que nous travaillons à déployer sur scène et dans nos compositions, et le côté libre de ton et planant que nous aimons.

Les harmonies de voix et l’électronique, la voix et la complexité des structures sonores, In The Canopy commence par la voix ou par la texture sonore ?

Thomas Martinez : D’abord, on allume le feu de cheminée… Puis, pour le moment, on se pose souvent autour pour y composer un guitare voix. Ensuite, on installe le tapis sonore adéquat… Et enfin on dépose les ornementations qui viennent finalement teinter les compositions de ces harmonisations notamment vocales que nous aimons partager…


« Déployer sur scène et dans nos compositions le côté libre de ton et planant que nous aimons »

On imaginerait un processus complexe de création, où chaque instrument pourrait initier la composition d’In The Canopy, qui commence ?

Thomas Martinez : On pourrait dire que nos morceaux ont plusieurs vies. Et pourtant, jusqu’à présent, chaque nouvelle composition est livrée quasiment clef en main, avec une direction très précise au niveau des arrangements. Mais les idées fusent ensuite dans tous les sens et la créature échappe souvent à son géniteur.

» La suite !



MIDGET !


Midget!, obsession SUBJECTIVE et focus du moment, répondent d’une voix à nos questions :

On sent chez Midget!, un univers très dense et une réelle invitation à le découvrir, où vous trouvez vous lors de l’écriture ? Vos chansons s’écrivent-elles face à la feuille ou face à la fenêtre ?

Les chansons s’écrivent (c’est bien d’ailleurs de le formuler sous cette forme réfléchie finalement elles s’écrivent plus qu’on les écrit peut-être)  et pour cette raison, il n’y a pas de lieu type, indéniablement plus de fenêtre que de feuille, plus de déambulation et d’errance que de point fixe. Elles s’écrivent aussi à deux, toujours, ce qui implique un va et vient, des revirements et des obstacles, des directions inattendues (pour nous). On essaie toujours de se surprendre l’un l’autre.


« plus de déambulation et d’errance que de point fixe »

Comment Midget! appréhende la production ? Quelle est sa place dans le processus de création ? 

C’est très important bien sûr, et cela varie énormément d’un morceau à l’autre. La plupart des morceaux s’écrivent à la guitare, mais nous avons rarement envie d’un objet fini guitare/voix, on essaie toujours d’entendre le morceau indépendamment de cette donnée fixe, la guitare peut tout à fait disparaître en cours de route, relayée par d’autres instruments. L’important c’est d’arriver à l’ambiance la plus proche possible de l’essence du morceau, et cela se fait souvent à tâtons, à coups d’idées saugrenues et d’essais provisoires qui parfois donnent la couleur qu’on recherchait. En même temps c’est compliqué parce que la plupart du temps on ne sait pas exactement ce qu’on recherche, il est rare qu’on se dise a priori, ce morceau doit sonner comme ça, il doit y avoir tel ou tel instrument, telle ou telle coloration. En général on les laisse vivre un peu, on les joue, on les triture, et puis on arrive quelque part.

Donnez-vous une place spécifique à vos chansons en français par rapport à celles en anglais ?

Pas particulièrement; l’histoire est un peu étrange, au départ on avait choisi l’anglais parce que je (claire) ne pensais pas pouvoir/savoir/vouloir chanter en français, et puis petit à petit cette envie s’est fait jour, de plus en plus fort, et finalement aujourd’hui, on a envie d’écrire en français et le prochain album sera probablement intégralement en français. Il a fallu tout ce cheminement pour moi, me débarrasser de cette pudeur qui me paralysait pour chanter dans ma propre langue, et une fois ce problème levé, je constate que c’est désormais plus proche de moi et qu’écrire en anglais est presque devenu artificiel … c’est un vrai changement qui s’est fait sur la durée mais de la manière la plus naturelle qui soit.

Pourquoi en France, dès qu’un groupe chante en anglais, il est interrogé sur le chanté en français ? 

Très bonne question, c’est un éternel débat, et quand on chante dans les deux langues c’est presque la première chose qu’on nous demande à chaque fois. J’imagine que certains ne comprennent pas qu’on chante dans une langue qui n’est pas la sienne, j’imagine que certains trouvent cela illégitime ou trop facile. Je ne sais pas trop qu’en penser, pour moi ça n’a aucune importance, l’important c’est la cohérence du propos, la façon dont l’artiste s’approprie une langue que ce soit la sienne ou non, qu’il la fasse sienne et qu’elle fasse sens en soi, pas au regard de critères linguistiques. Ce qui est énervant quand tu es français et que tu écris en anglais c’est que tu n’es jamais à l’abri qu’un anglophone te corrige ou te dise que ce n’est pas correct, ce n’est pas la façon dont on le dit en anglais etc … alors que si tu chantes dans ta propre langue, tu as le droit de la tordre et de la manier, personne ne te soupçonnera d’avoir fait une faute, ça laisse quand même plus de place à l’imagination et à la poésie …


« l’important c’est la cohérence du propos, la façon dont l’artiste s’approprie une langue »

Lorsqu’un groupe chante en français on a tendance à le comparer à de vieux artistes illustres. Comment vous positionnez-vous par rapport aux « illustres » ?

Alors là … on ne se positionne pas vraiment; j’ai l’impression que ce qu’on fait est très loin des classiques de la chanson française, qu’on n’écoute pas particulièrement d’ailleurs. ça n’a pas une place très importante dans notre construction musicale à l’un et à l’autre, et de manière générale on ne fait pas de musique en référence à des figures. Il y a des tonnes de gens qu’on aime et qui nous ont nourris, et qui d’une manière ou d’une autre doivent avoir leur place dans ce qu’on est et ce qui sort de nous, mais ce n’est jamais conscient.

On vous offre la possibilité de jouer où vous voulez, quel pourrait être votre lieu de concert idéal ?

Sur le bateau qui part des rives de l’Argentine et rejoint Montevideo.

Quels sont les artistes ou les groupes que vous vous mordez les doigts de n’avoir jamais vus ?

Thelonious Monk, Claude Debussy, Hank Williams.

Midget! doit faire la B.O d’un film, de quoi parlerait ce film, où l’action aurait-elle lieu ?

Il se passerait dans une ville lointaine ou inconnue surplombée par une énorme et maléfique cathédrale. Il y serait question de frêles épaules, de rangées d’algues, de mains d’enfants, d’oiseaux à bec noir, de bonhommes de neige. 

Auriez-vous un bon recueil de poésie à nous recommander pour la saison qui arrive ?

Paul Celan : La Rose de Personne. Valery Larbaud : A.O. Barnabooth. Philippe Soupault et André Breton : Les champs magnétiques.  Jérôme Rothenberg : Les techniciens du sacré (anthologie).
h
Crédits photos : Julien Bourgeois

VOIR LA PAGE DE MIDGET!



Isaac Delusion


Qui est Isaac Delusion ?

Jules : Isaac Delusion est un groupe de musique composé de deux personnes (trois en live) ; on fait de l’électro-pop avec divers horizons… On essaye de faire valoir nos deux influences musicales très différentes.

Êtes-vous des encyclopédistes du son ?

Loïc : On n’est pas des puristes même si, bien sûr, j’essaye d’avoir une collection de vinyles sympas ! Mais ce n’est pas forcément là-dedans que je puise.

Jules : On aimerait quand même bien avoir une cave de vinyles à la DJ Shadows !

Internet a-t-il eu un rôle dans la construction de votre univers musical ?

Jules : Oui, ça a tout changé. Je n’aurais pas pu écouter le centième de ce que j’écoute sans Internet. J’ai pu me créer une vraie culture, faire des recherches…

Dans les descriptions qui ont été faites de la musique d’Isaac Delusion, on retrouve souvent les adjectifs « doux » et « moelleux ». Est-ce que ces termes-là vous conviennent ?

Jules : Oui, cela correspond assez bien à ce que l’on veut faire ressentir. Après, on garde le souci du groove, ce n’est pas lancinant. C’est le mélange d’une facette mélodique, apportée davantage par Loïc, et de beats hip-hop que j’essaye d’apporter. Mais allez, c’est OK pour « moelleux » !

ISAACDELUSION12_AA« OK pour ‘moelleux’ ! »

Avez-vous une volonté de mettre l’auditeur dans une certaine atmosphère ?

Jules : Loïc a comme source d’inspiration des paysages. Il essaie de traduire ça en musique. Moi, c’est plutôt le ressenti que j’essaie de traduire : par exemple quand tu voyages, quand tu fous le camp, il y a une sorte de bouillonnement que je veux retranscrire.

Loïc : Le paysage, les grandes étendues, c’est inspirant, oui. Mais c’est une source d’inspiration parmi tant d’autres.

» La suite !



Lilt… 2 ?


Lilt dévoile aujourd’hui son premier EP, Eery Fairy Hole. C’est à découvrir dès ce soir chez les protagonistes : pleins pouvoirs à elles !

Lilt Eery Fairy Hole

Comment décririez-vous ce premier EP en quelques mots ?

Sobre, mirifique et fluorescent.

Nous croyons savoir que Lilt a débordé son duo initial, avec la participation d’autres musiciens à l’enregistrement de l’album. S’agit-il d’une nouvelle ère ?

Nous n’avons pas trop débordé quand même: notre EP est vraiment fait-maison, il est autoproduit, on s’est occupé nous-mêmes du graphisme…

Mais oui, d’autres musiciens ont participé: Beate Wolff, la violoncelliste, et Alexandros Karadimos, le guitariste. Donc nous sommes 5 en tout à avoir travaillé sur cet EP, en comptant Bastien Friquet, l’ingénieur du son.

Même si on continue à fonctionner en duo, pour nous c’est tout de même une nouvelle ère, puisque nous avons franchi le cap de l’EP, ce qui nous a pris un certain temps ! Nous songeons assez sérieusement à nous rebaptiser Lilt 2.

Comment envisagez-vous de jouer cet album en live ? Toujours en duo ?

Nous aimerions beaucoup intégrer le violoncelle sur scène, malheureusement Beate vit en Allemagne. Donc ce sera la formule habituelle, avec tout de même l’ajout audacieux d’un mélodica.



Feu Machin


Comment est-ce que vous vendez le Machin (en quelques phrases) lorsque vous devez démarcher ?

Jade Bouchemit : En fait on ne sait pas vraiment le vendre, on a toujours un petit moment de latence quand on nous demande de définir Feu Machin. La question « définissez le style musical de Feu Machin » est la pire question qu’on puisse me poser !

Peut-être est-ce que vous vous débrouillez, justement, pour ne pas avoir à démarcher… !

On ne démarche plus depuis un an environ, je sais pas trop pourquoi, ça s’est un peu fait du jour au lendemain, on n’a plus eu besoin de démarcher mais on n’a jamais cherché à ne plus en avoir besoin.

FEUMACHIN13_AA« On ne sait pas vraiment le vendre »

Est-ce que vous préférez que le public aborde Feu Machin comme un projet autonome ? Ou bien plutôt comme une facette d’un univers plus grand, un élément parmi l’entrelacs de vos multiples projets communs ?

Feu Machin est au carrefour de nos différents projets, donc oui je préfère qu’il soit envisagé comme un élément connecté à ce qui nous anime par ailleurs en tant que groupe et en tant qu’individus.

» La suite !

</