C'est un truc posé à un moment donné. C'est un dessin indélébile.++
La prochaine soirée Subjective Live !, ce sera le 21 octobre, toujours à l’International (Paris 11). Plateau fantabuleux avec Clint Is Gone, Studio Paradise, et Lepolair.
"J’ai découvert via Anthony tout ce mouvement anglais de dubstep, qui fait bouger beaucoup de choses. Ca vient du reggae et de toutes ces ambiances dans l’esprit soundsystem. C’est assimilable à de l’électro, mais ça dégage beaucoup plus..." ++
"J’aime beaucoup la musique romantique du début du XXe siècle. Il y a un incroyable débordement d’émotions. C’est de la musique presque trop pleine d’émotions par rapport à celle qu’on écoute aujourd’hui." ++
"C’est un groupe californien du début des années 1980. Une espèce de post-punk avec des synthés très lourds et parfois des morceaux très lents qui font penser à Suicide. Null And Void a vraiment sorti des perles et je ne comprends même pas pourquoi ça n’a pas mieux marché pour eux. " ++
Ils assument tout, sans bien savoir ce qu’il leur arrive. Nous aussi, nous non plus.
Un tribute band — non merci. Sauf si c’est ma copine qui m’emmène voir "One Night Of Queen" chez Coquatrix. Il est vrai que pour Queen, tout est remis à plat : ce monde-là obéit à d’autres règles... pourquoi pas à celles du théâtre ? Mais enfin, et c’est peu de le dire, les tribute bands font généralement peine à voir : leurs misérables costumes, leur guitariste du dimanche matin, et leur public de comité d’entreprise (comme dit ma copine).
Je me suis inquiété tardivement des liens intimes qui semblaient unir We Are The Romans ! au groupe Botch. La messe était déjà dite, le contrat moralement signé. J’ai donc appelé Vivien pour me rassurer. "Non, ce n’est pas un tribute", m’a-t-il certifié avec l’assurance de celui qui a potassé. "Musicalement — rien à voir avec Botch".
Disons alors que We Are The Romans ! est un groupe-concept. Concept aux origines accidentelles : un album de Botch traîne dans la salle où répète le groupe, les textes ont de la gueule, Anthony les récite sur un air de prophétie apocalyptique. Devant lui tombent de lentes traînées de guitares, suspendues en rangs serrés, lâchement tenues par des contrepoids sans pesanteur. Et voilà que soudain, une décision relevant d’un amateurisme pur jus — s’offrir gratis un parolier d’occasion ! — devient quasiment une démarche d’avant-garde.
Comme ton père qui a mis toutes les étoiles du ciel dans tes yeux, petite, et n’en déplaise à Pascal Nègre, nous sommes tous des voleurs. Mais du pillage de bonne foi, et qui cite ses sources, ça change.
Sans surprise, finalement, We Are The Romans ! n’existe plus tout à fait. On peut au mieux les ressusciter le temps d’un concert. Un de ces quatre, il faudra qu’on vous parle de Chien De Paille.
> Nico Calibre
