INTERVIEWS



Luminocolor


Benoît, la première fois que l’on s’est vu, j’ai senti chez toi une sorte de réticence quand je t’ai parlé de musique pop…

Benoît Farine : Moi, je suis hyper difficile ! Quand j’allume la radio, j’ai l’impression d’entendre toujours le même morceau. À part quelques émissions spécialisées et quelques morceaux qui sortent du lot, j’ai globalement le sentiment d’une uniformisation de la musique. 95% des gens vont allumer la radio et entendre ce qui y passe sans faire d’effort particulier. Ce n’est pas un jugement que je porte, c’est juste que pour 95% des gens, la musique n’est pas une passion. Maintenant, je trouve extrêmement décevant que l’offre proposée à ces gens soit limitée à ce qu’on entend à la radio. Quand il n’y a que trois ou quatre accords dans une chanson et que je sais exactement ce qui va arriver et à tel ou tel moment, ça ne me convient pas. J’aime être surpris. Je peux reconnaître quand il y a du cœur, quand il y a de la technique — mais je suis hyper difficile.

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Gulcher


Ronan Queffeulou

Ronan Queffeulou : Avant de faire de la batterie, j’ai commencé par la guitare au collège. La batterie est venue un peu par hasard. Pendant les répétitions, j’étais toujours intrigué par cet instrument. J’y suis venu petit à petit, en autodidacte. Quand on a formé notre premier groupe avec Alexander, on avait besoin d’un batteur et je me suis lancé. Par la suite, j’ai pris quelques cours dans une école de musique pour avoir des rudiments de jazz. J’ai naturellement laissé de côté la guitare, parce que je progressais beaucoup plus vite à la batterie. C’était vraiment fait pour moi.

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We Are The Romans!


Racontez-moi vos parcours musicaux.

Bernard : J’ai commencé avec Anthony. On était au lycée ensemble. Je faisais de la guitare. Lui était à la basse et au chant. On faisait du metal et du hardcore. Et puis, il y a trois ou quatre ans, chacun a commencé à avoir son projet individuel. Maintenant, j’ai un autre projet dans lequel je gueule, qui s’appelle Every Reason To.

Anthony : La musique fait partie de la culture familiale chez moi. Mon oncle est guitariste, mon père est batteur. Mais mes parents m’ont laissé le choix de faire de la musique ou de ne pas en faire. J’ai principalement appris en autodidacte. J’ai pris quelques cours, mais ça ne s’est pas bien passé… Quand je suis arrivé au lycée à Paris, j’ai rencontré Bernard et on a commencé à faire de la musique ensemble.

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Michael Wookey


Raconte-moi un peu ton parcours de musicien…

Michael Wookey : Je ne viens pas d’une famille très musicale, à l’exception de mon grand-père qui était organiste pendant la guerre. Il s’occupait notamment des cérémonies funéraires. Quand j’ai eu 15 ans, il m’a donné cet orgue qui me fascinait beaucoup, et j’ai commencé à jouer dans mon coin. Avant ça, j’avais déjà essayé de faire partie de la chorale de l’école, mais je n’ai jamais été assez bon pour rentrer dedans. J’ai toujours voulu faire des représentations. J’ai composé quelques morceaux instrumentaux avec l’orgue, et puis j’ai arrêté assez rapidement.

Je me suis plutôt pris de goût pour l’écriture de poèmes, pour le piano et la composition de morceaux avant-gardistes.

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Hard Working Boss


C’est la première fois que Subjective découvre un artiste grâce à un groupe auquel nous avons déjà consacré un numéro. Comment est-ce que tu connais Binoculars ?

David, le chanteur du groupe, travaille pour une librairie musicale. Je suis entré en contact avec lui il y a environ deux ans, par e-mail je crois. Il a écouté ma musique sur myspace, et il a aimé certaines chansons. À l’époque, il était en train d’assembler une compile de musique indie. Il m’a demandé si je pouvais le laisser utiliser deux de mes chansons. « T-bag » et « Darwin », si je me souviens bien. Je crois que « Hangman » était celle qu’il préférait.

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Minor Sailor


Ton parcours musical ?

Jeremy : Vers 16 ans, je me suis mis à la guitare. À l’origine, c’était pour accompagner le chant — ensuite c’est devenu l’inverse. À cette époque, je vivais en Ariège au milieu de nulle part ; on était cinq dans le hameau. L’accès aux disques était limité : la guitare et le chant étaient des bons moyens de passer les soirées. Les hivers sont quand même longs là-bas…

J’ai commencé la guitare avec un prof qui était aussi un ami. Je lui ai parlé des titres que je voulais apprendre à jouer, il m’a répondu : « c’est bien mais apprend aussi à improviser ». Je n’ai jamais quitté cette approche. Ensuite, je suis rentré dans une école de guitare et d’électroacoustique à Toulouse où j’ai passé deux ans. Je suivais des cours de chant en parallèle.

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MileStone


Quels sont vos parcours musicaux ?

Philippe (chant, guitare) : J’ai commencé petit. Je jouais sur le piano de mon père. Je me faisais engueuler parce que je faisais de la merde toute la journée ! À 12 ans j’ai commencé à faire de la guitare et à chanter faux, pour draguer les filles. Maintenant je chante un peu moins faux, et je drague toujours les filles (rires).

À 12 ans, je jouais avec des groupes au collège. J’écrivais des chansons pour des potes. On les jouait à la fête de fin d’année, dans des gymnases pourris, avec des jeans mal coupés et des tronches de boutonneux. On avait un joueur de clavier qui ne connaissait pas les notes, donc il fallait lui mettre des pastilles et des gommettes ! On lui mettait des gros sons de synthés… Il lui suffisait d’appuyer sur une touche pour que ça fasse un son énorme ! Et puis j’ai eu des groupes de reggae, aussi…

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